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Jeudi 06 janvier 2000

Dans le bus qui m’amène à la gare routière, je remarque de nouveau leur système archaïque pour indiquer la fin de validité du titre de transport. D’autre part, je ne peux m’empêcher de laisser échapper un petit sourire, alors que je parle avec le conducteur, quand celui-ci emploie un de ces mots passe-partout possédant cinquante sens différents, tel check, get, etc. À croire que l’on pourrait réduire le vocabulaire américain à une vingtaine de mots à partir desquels se formeraient toutes les expressions courantes de la vie quotidienne !

Le voyage vers San Antonio, que j’effectue de jour car il dure moins de quatre heures (ouf), se passe sans fait marquant. Une fois arrivé, à l’arrêt où j’attends le bus numéro 11 qui se fait désirer, je fais la connaissance de Niki, charmante jeune fille dont les ancêtres devaient jadis peupler les Antilles. Nous attendons depuis une bonne demi-heure ce satané bus que je maudissais depuis dix minutes d’être aussi peu ponctuel, et que je commence à espérer ne pas voir arriver avant encore deux ou trois heures maintenant que je suis en cette charmante compagnie ! Elle étudie les langues au College of San Antonio et me dit qu’elle va bientôt commencer l’apprentissage du français. Quelle aubaine ! Me voilà donc, à sa demande, en train de lui apprendre l’alphabet français : « a », « aaahheu », « non ! a ! », ... Zut, le bus arrive, et nous n’en sommes qu’à la lettre f !! Nous nous installons au fond, cherchant ensemble à quel arrêt je dois descendre pour me rendre dans l’AJ où je vais dormir ce soir. Pendant tout le voyage, je n’attends qu’une chose : qu’elle me propose son numéro de téléphone, un rendez-vous, d’aller boire un verre, enfin n’importe quoi pour qu’on se revoie, mais... cela n’arrive pas. Je n’ose lui proposer car j’ai cru comprendre que le rapport entre les deux sexes était très particulier dans ce pays. Je ne veux pas un procès ! Si bien que je descends bredouille, et nous nous faisons un adieu de la main. Quelle rencontre, de si bon matin ! Peut-être la reverrai-je un peu plus tard dans ce bus. Peut-être pas. Sans doute, pas. Snif...

Je reviens à des considérations plus terre à terre dans l’auberge qui me demande seize dollars et soixante-quinze cents pour passer la nuit à quatre bons kilomètres du centre, dans un dortoir d’une douzaine de lits superposés établi dans une espèce de préfabriqué situé au fond du jardin, avec accès possible à la cuisine lorsqu’elle n’est pas fermée dans la journée ! C’est le prix le plus élevé et le rapport qualité-prix le plus bas de toutes les auberges fréquentées. En outre, pour un membre de la Fédération Internationale, bien sûr... Ce qui est certain, par contre, c’est que je vais avoir de la place : je compte moins de cinq sacs aux pieds des lits. Il n’y a pas foule.

Allez, en route pour downtown. Je traverse un quartier situé près de l’autoroute et pas vraiment « résidentiel ». Je suis profondément choqué d’y constater que l’esclavage n’a pas disparu, que toutes les chaînes n’ont pas été brisées, comme celle-ci que je ne peux m’empêcher d’immortaliser par une photographie, et qui retient prisonnière à une cabine téléphonique... un tabouret !!! Mon âme ne pourra trouver de repos tant que n’auront pas été libérés tous les tabourets du monde encore enchaînés, en pleine rue, à des cabines téléphoniques ! Mais qu’avait-il donc pu faire, ce pauvre bougre de tabouret pour qu’on l’enchaînât ainsi à la cabine ?... Et puis a-t-on besoin d’un tabouret devant une cabine téléphonique en pleine rue ? Ah ! ces Américains, ils m’étonneront toujours...

La célébrité de San Antonio, ce sont les ruines du fort Alamo, théâtre d’une bataille clé de la révolution texane contre l’envahisseur mexicain dont on a tiré l’un des plus célèbres westerns jamais tournés. Ce lieu de mémoire, où quelques dizaines de soldats ont sacrifié leur vie pour la libération du Texas, est entretenu comme il se doit. (Le nombre de morts varie entre cent quatre-vingts et cent quatre-vingt-dix selon les guides. Hum ! est-ce bien sérieux ?... La plaquette de présentation, diffusée par l’association qui a pour tâche de préserver et faire connaître le site, donne quant à elle cent quatre-vingt-huit noms, plus un prénom.) L’État a connu six drapeaux différents : le drapeau espagnol, celui du Mexique, le drapeau français, le drapeau de la confédération, celui de la République du Texas, et enfin le drapeau américain actuel, en tant que vingt-huitième État intégré en 1845 sur sa propre initiative. On peut les voir, alignés les uns à côté des autres, contre un mur du fort. Je les avais déjà vus représentés sur le sol du Capitol à Austin, et dans six médaillons situés sur la façade de ce bâtiment.

La ville est charmante, plus jolie que la capitale Austin. Plus « européenne » aussi que toutes celles que j’ai traversées. Et puis il n’y a pas ces énormes forêts de buildings. Je m’y sens comme à Paris quand je respire l’air chaud du pot d’échappement d’un bus. Ce n’est plus Combray et la madeleine, c’est San Antonio et les gaz d’échappement !

En revenant à l’auberge, en passant par le supermarché HEB, j’assiste à une scène tout droit sortie d’un film. Une voiture de police, cachée sur une petite place, démarre en trombe toute sirène hurlante en faisant crisser ses pneus, à la poursuite d’une voiture qui venait juste de griller le feu rouge. D’où j’étais, non loin de la voiture de police, j’ai assisté à la scène dans son ensemble. J’ai vu le feu passer au rouge, la voiture le brûler et le policier démarrer...

Vendredi 07 janvier 2000

Je m'apprête à partir en ville quand il commence à pleuvoir très fortement. À l’arrêt de bus, je remarque cette fois une poubelle enchaînée au panneau indiquant les horaires... En ville, le déluge m’oblige à me réfugier dans la bibliothèque municipale, où je commence par photographier le panneau d’entrée qui dit ceci : « Carrying a weapon on these premises is prohibited and violators will be arrested for criminal trespass. Texas penal code section 30.05(a) » (Porter une arme dans ces locaux est interdit et les contrevenants seront arrêtés pour infraction criminelle à la loi. Code pénal texan, etc.). Le texte est traduit très exactement en espagnol juste en dessous...

Je monte au quatrième étage de cet impressionnant bâtiment et en entrant dans la salle des périodiques, je croise le regard d’une jeune fille qui me paraît, au premier abord, très charmante. Elle me fixe dès mon arrivée ; je m’installe ; je remarque qu’elle me suit du regard alors que je traverse l’immense pièce pour aller chercher un magazine, se retournant sur sa chaise jusqu’à ce que j’aie disparu complètement derrière un rayonnage. Quand je décide de sortir de cette cachette, ayant trouvé une revue intéressante pour patienter un peu en attendant que la pluie cesse, je me dirige vers un autre présentoir où je me mets à feuilleter des livres. Ma groupie commence à m’interpeller depuis sa place et me fait des grands sourires quand je tourne les yeux vers elle. Elle finit par se lever et vient me parler tandis que je suis en train de consulter une espèce de recueil plus épais que le bottin de Seine Maritime, le volume IV du rapport commandé par l’ancien président Reagan sur le crash de la navette spatiale...

Que me veut-elle (la jeune fille, pas la navette) ? Oh, pour l’instant, simplement me dire bonjour, et savoir où je suis assis pour aller s’installer en face de moi, ce qu’elle fait immédiatement après que je lui aie répondu ! Après avoir regagné ma place, elle commence à me questionner pour savoir comment je m’appelle, d’où je viens, etc. Elle se présente à son tour : elle se prénomme Vivian, et cherche de la documentation sur un certain sujet (franchement, je n’ai pas retenu...). Elle est simple je pense, dans tous les sens du terme, surtout les meilleurs... Elle a quelques livres à côté d’elle qu’elle feuillette puis va ranger pour en ramener d’autres, agitant la tête de temps en temps, soliloquant en prenant un air inquiet comme si elle ne trouvait pas ce qu’elle cherchait. Je continue tranquillement ma lecture de mon côté, pensant qu’il vaut mieux ne pas engager la conversation. Bientôt ses « amis » viennent la chercher, mais avant de partir, elle me donne son numéro de téléphone et m’invite à la contacter. Puis elle disparaît. Pas longtemps : elle resurgit cinq minutes plus tard et s’excuse car elle a oublié de me dire au revoir, alors elle se penche vers moi pour me donner l’accolade, puis file à nouveau...

Cette histoire m’amuse par sa simplicité et la bonne humeur qu’elle me procure. J’étais assez mécontent de la pluie qui s’abattait sur la ville, m’interdisant toute visite agréable, et je ressors de la bibliothèque enjoué. Non parce que j’ai un numéro de téléphone en poche (il vaut mieux que je l’oublie...), mais bien grâce à la scène qui vient de se dérouler et me rappelle qu’entrer dans une bibliothèque peut s’avérer bien plus « aventureux » et riche en rencontres (même si ce n’est pas encore vraiment le cas cette fois-ci) que partir à la découverte de monuments ou de musées. L’aventure est au coin du mur...

Hélas, ma joie est de courte durée : Jupiter n’est pas allé « se faire entendre ailleurs », et je me rends compte qu’il vaut mieux ne pas espérer d’accalmie aujourd’hui, alors je décide de rentrer à l’auberge pour déjeuner et me reposer. Je suis entièrement trempé, l’agacement me reprend. Un énervement probablement sans raison bien substantielle car je ne m’en rappelle même plus la raison. Était-ce tout simplement le mauvais temps, la fatigue due aux dernières nuits passées en bus ? Ou bien une envie de changer de paysage, la lassitude et la solitude du voyageur qui commençaient à me gagner ?

Je trouve une petite place sous l’abri de bus, où arrivent bientôt Vivian et ses amis (disons plutôt ses éducateurs, les messieurs très gentils en blouse blanche, comme on dit...). Aïe ! Je me fais tout petit pour l’éviter, mais ne peux empêcher, après quelques minutes, que nos regards se croisent, et elle m’envoie aussitôt un petit « coucou ». Mon bus arrive : je suis sauvé ! Ouf ! Je rentre à l’auberge où je vais passer le restant de l’après-midi à sécher mes affaires et à me reposer bien au chaud dans cette auberge déserte (ou désertée), alors qu’au-dehors les nuages et la pluie rendent le ciel bien terne et rappellent à ma mémoire ces sombres et lugubres journées de pluie normandes, lorsque trois heures de l’après-midi paraissent huit heures du soir...

Un peu après le déjeuner, je rencontre une femme, à mi-chemin entre la quarantaine et la cinquantaine. Elle parle bien français pour avoir vécu plusieurs années à Paris. Je ne saisis pas bien son histoire : elle retourne voir une amie ou un couple d’amis, à moins que ce soit un parent, un peu plus dans le Nord... Par contre, je comprends très vite qu’elle n’apprécie pas son pays natal. En tous les cas, elle l’apprécie bien moins que la France. Paris surtout. Paris, bien entendu... Car Paris est un mot magique à l’étranger, c’est une sorte de passe-passe, un « abracadabra », un « Sésame, ouvre-toi ! » À un Américain moyen, vous dites : « J’habite la France », et ses yeux s’illuminent aussitôt. Vous ajoutez « Paris » et c’est gagné ! N’allez surtout pas parler de Lyon, Marseille ou Plougastel, vous gâcheriez tout ! Souvent, lorsqu’on me demandait où je vivais, je répondais « Rouen ». Quelle erreur ! J’avais beau ajouter aussitôt que ce n’était qu’à une heure de Paris que j’avais déjà visitée plusieurs fois, c’était trop tard... Déjà qu’un Américain sache situer précisément la France et quelle langue on y parle, c’est bien. Qu’il nomme la capitale, c’est un effort supplémentaire. Alors attendre de lui qu’il connaisse d’autres villes, c’est supposer qu’on s’adresse à un représentant de l’élite universitaire...

Mais la femme avec qui je m’entretiens cet après-midi connaît tout de même Rouen. Elle me montre un article qu’elle vient de découper dans un journal. Il porte sur la structure des agglomérations américaines, comparant notamment Chicago, la troisième des États-Unis, et Paris. Le rapport du nombre d’habitants entre ces deux villes ne dépasse pas deux pour trois, alors que la mégalopole américaine est huit fois plus étendue que Paris... C’est effectivement ce que je constate dans les gigantesques cités depuis mon arrivée, avec ces centres-villes composés de gratte-ciel de verre et de béton, et ces immenses banlieues de maisons individuelles et petits immeubles espacés. Cette femme, qui a connu un autre pays que le sien, est impitoyable, sans appel avec lui. Elle ne fait que me confirmer ce que j’ai cru entrevoir jusqu’à présent, c’est-à-dire une grande pauvreté et une précarité économique très forte, avec des écarts très importants entre les riches et les pauvres, et surtout, ce caractère superficiel chez les gens, ce manque d’intérêt ou de curiosité.

Samedi 08 janvier 2000

Je suis réveillé très tôt. Impossible de me rendormir. Et pour cause... Hier, j’ai passé la soirée avec Rachel, sémillante jeune fille d’Orlando. Rencontrée une ou deux heures auparavant à l’auberge, elle avait envie d’aller boire un verre et me proposa de l’accompagner, amicalement bien entendu. On a pris deux bières au Liberty bar, non loin de l’auberge, et on a discuté. La soirée était vraiment agréable, d’autant que je comprenais tout ce que me disait la jeune fille, répondant souvent du tac au tac comme si je parlais américain couramment... Étudiant les religions dans une université, elle m’a raconté qu’elle s’est rendue en Inde et y a vécu quelques moments inoubliables, comme ce jour où elle a essayé de s’incruster dans un temple pour prier et où un homme est venu lui taper sur l’épaule en lui faisant « non » de la main : « Interdit aux femmes ici... » Elle part s’installer à Portland, près de Seattle dans le Nord-Ouest (où je n’ai pas voulu me rendre « à cause » du climat) : elle compte y rejoindre une amie. Ce matin, elle doit reprendre la route dans son pick-up couvert rempli à ras bord de ses affaires et qu’elle manie avec ardeur du haut de ses un mètre soixante, pour Truth or Consequences d’abord où elle fera une première escale, puis Phœnix, etc., ne voulant pas rouler trop vite et trop longtemps. Elle m’a proposé de l’accompagner dans son périple. C’est ce genre d’invitation à la découverte que j’aurais souhaitée à mon arrivée et qui ne vient que maintenant, à quelques jours de mon départ...

Sur le chemin du retour, hier, elle m’a fait écouter le dernier album de Santana, Supernatural. Probablement un nouvel effet « madeleine » quand je l’entendrai dans quelques mois en France. Elle a réitéré plusieurs fois sa proposition. Choix difficile, que faire ? Retourner à l’aventure maintenant ? J’ai encore deux semaines devant moi, c'est vrai, mais je suis fatigué de ces voyages harassants. Et il faudra que je revienne, Seattle-Houston, ça fait un petit paquet d’argent, quand même. Mais c’est peut-être la chance inespérée de vivre les États-Unis de plus près encore (hum... voyons, je parle de l’American way of life...). Et si ça ne me plaît pas ? Eh bien, j’aurais au moins essayé... Ah ! Pourquoi n’est-elle pas passée deux mois plus tôt ?! Je l’aurais suivie jusqu’au bout de ce p... de pays, qui m’est tantôt fatal, tantôt magnifique ! Avant d’aller se coucher, elle m’a donné son adresse en Floride, au cas où nous ne nous reverrions pas. Elle m’a rappelé qu’elle partirait ce matin vers huit heures : si je suis là, elle m’emmène. Nous nous sommes quittés sur une accolade. J’avais une envie folle de l’embrasser. « Solitude du promeneur de fond »...

Elle est bien partie ce matin comme prévu. Je crois que j’ai fait exprès de ne pas me dépêcher. Levé vers sept heures et demie, j’ai traîné et je n’ai pu que constater son départ quand j’ai pris mon petit déjeuner une heure plus tard dans la cuisine... J’entends le lecteur me huer... Il a sans doute raison. Mais ce qui est fait est fait, et maintenant il est trop tard. Je ne veux pas rester dans cette ville, non pas à cause de l’auberge, si peu accueillante et où, tout de même, des rencontres fort intéressantes sont possibles (comme quoi...), mais parce que je veux oublier que j’ai peut-être fait une erreur. C’était le calme plat depuis Noël, et voilà que depuis trois jours, je vis à un rythme effréné des choses intenses, des rencontres kafkaïennes. Je suis fatigué, c’est évident. Je vais aller me reposer à Houston, dans cette auberge si agréable que j’ai quittée il y a sept semaines, espérant que ça n’a trop changé depuis mon départ...

Mes sacs en consigne dans la station Greyhound, je pars visiter cette ville que je n’ai pas encore eu le temps de découvrir, à part le quartier d’Alamo et la fameuse bibliothèque ! Il fait beau et je suis serein ; je pense que les orages sont passés. Celui qui s’est abattu sur la ville, et celui qui s’est abattu sur mon âme... Je grimpe en haut de la Tower of America, une tour de deux cent vingt-huit mètres de hauteur. Quelle vue imprenable, sur 360 °, de la cité géante (la dixième du pays) : je ne peux même pas voir le bout de la ville vers le nord, à plusieurs kilomètres de là. Par contre, j’ai une perspective très intéressante sur le gigantisme et la complexité du réseau autoroutier, avec ses voies « XXL » qui fuient au loin, et ses échangeurs sophistiqués qui s’étendent sous mes yeux, presque en pleine ville. Redescendu sur le plancher des vaches, je me promène le long de la River Walk, sorte de promenade au bord d’une petite rivière, comme son nom l’indique. Le sentiment de ville plus européenne qu’américaine que j’ai eu il y a deux jours se confirme. Ce bien être qui m’envahit tend à me faire penser que j’ai choisi le bon chemin en décidant de ne pas suivre Rachel pour retourner à Houston. L’arc en ciel est là, même si les habitants ne le voient pas, je sais qu’il est là...

Dans la station Greyhound, un vieux bonhomme un peu décrépi se promène dans la salle d’attente en annonçant les départs à la manière d’une boite vocale automatique. Encore un type bizarre ? Non, il semblerait que celui-là soit un employé... Le bus qui va me ramener au « bercail » accuse un retard d’une demi-heure, comme à l’accoutumée. Greyhound : lévrier ? Ach ! Mon dictionnaire bilingue a dû se tromper : dans cette acception, à mon avis, ça veut plutôt dire basset... Heureusement que c’est mon dernier voyage programmé. Je ferai peut-être quelques excursions de Houston, si j’en ai l’occasion, mais ce sera pour un jour ou deux au maximum, dans un état d’esprit différent aussi. Ma voisine dans le véhicule, une mère accompagnée de ses deux adolescentes de filles, me pose quelques questions, amicalement. Je ne pense pas qu’elle essaie de me draguer ou de marier son aînée, mais je n’accroche pas à cette conversation ; j’ai d’autres souvenirs en tête...

Le ciel de Houston est assez nuageux. Je n’ai aucun mal à retrouver l’hostel qui est à peu près inchangé. Je suis un peu déçu d’être mis dans une chambre à l’étage car j’avais mes habitudes en bas, mais je pense que je m’y ferai.


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