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Samedi 22 décembre 2018

J'ai préparé un plan pour pouvoir visiter tout ce que je désire voir dans le sud en jouant avec les horaires des sites qui sont passablement restreints, et en me déplaçant en tchouck-tchouck ou en taxi si besoin. C'est le tchouck-tchouck qui gagnera ce matin ! J'arrive aux portes d'un temple en début de matinée. Le chauffeur tente de jouer les prolongations en me proposant de m'attendre pour m'emmener ensuite dans un autre temple. J'ai un peu de mal à m'en débarrasser : c'est le danger d'être trop libéral ! Comme quoi, il vaut mieux payer le prix juste... Après Tiruvanamalai, ce temple me paraît quelconque. Il est assez grand, certes, mais je ne vois rien de nouveau. Je poursuis à pied vers l'ashram de Ramakrishna, célèbre saint du début du dix-neuvième siècle. Le quartier est calme, le lieu agréable et je découvre un peu le contexte de sa vie que je connais très peu. Je continue encore au sud (toujours en tchouck-tchouck !) vers le site de la Société Théosophique que j'ai loupé hier. Il est 11 h et dans mon esprit, ça ferme à midi donc il ne faut pas tarder. Lorsque j'arrive, je me heurte à une porte close. Les horaires du matin sont de 8 h à 10 h ! J'ai inversé l'ordre établi hier soir : j'aurais dû commencer par là et remonter ! Eh bien visiblement, tout a été fait pour que je ne visite pas l'endroit durant ce séjour. J'en prends note, et je retourne vers le centre, au nord. Comme il est tôt et que je n'ai plus rien de planifié, je décide de marcher un peu.

Bassin près du temple Procession avec musique dans les rues de la ville, non loin du temple visité
Inscription sur un mur de l'ashram de Ramakrishna. Qui comprend ? Temple dans l'ashram de Ramakrishna

Je rejoins la plage que je vais longer jusqu'à un monument que je n'avais pas prévu de visiter, mais vu les circonstances... Je me retrouve bientôt dans le bâtiment consacré au sage Vivekananda, qui vécut au début du vingtième siècle. La première partie de la visite mêle des panneaux bien faits parlant de la spiritualité de la tradition hindoue (ce n'est pas une mince affaire en soi...) à une sorte de propagande à la gloire et la grandeur passée de l'Inde, moins à mon goût. La seconde partie, dévolue à Vivekananda, raconte sa vie en une trentaine de tableaux avec tout un tas de photos d'époque fort intéressantes. Finalement, c'est la visite la plus instructive de la matinée, celle que je n'avais pas prévu de faire et qui vient en remplacement d'une autre doublement avortée...

"Vivekananda House"

Satisfait de cette matinée, je remonte vers le nord en hélant un tchouck-tchouck pour m'emmener au centre commercial un peu vieillot où je suis passé hier en coup de vent, sans m'attarder parce que j'étais encore hyper-sollicité par les vendeurs. Il abrite tout un tas de boutiques de souvenirs qui proposent toutes des objets plus intéressants (a priori) les unes que les autres, mais que l'on ne peut pas approcher à moins de trois mètres sans être invité, presque tiré par le bras, à entrer pour... pour acheter, simplement. Je retrouve la même situation qu'à Hampi ou Mahabalipuram, toujours aussi déplaisante et navrante. Aujourd'hui j'évite d'entrer, je me contente du Mac Do attenant ! Ici encore, j'ai droit à un hamburger épicé, bien sûr... Je croise pour la première fois depuis le début de mon voyage — et c'est tellement gros (sic) que ce soit dans ce lieu que ça pourrait passer pour une conspiration ! — une personne obèse. C'est un jeune qui repart avec un sac rempli de bonnes graisses... En fait, j'en rencontrerai trois dans la ville, dont deux ici-même dans le fast food et le troisième dans une autre chaîne demain. Il n'y a pas de miracle en la matière...

La "Rue Mongallet" de Chennai...

Je continue de me promener ici ou là tranquillement, attendant la nuit pour rentrer à l'hôtel. Le soir, j'achète une chemise à un vendeur dans la rue, à un prix défiant toute concurrence que je ne cherche même pas à marchander (80 Rs). La coupe est globalement correcte (c'est du 38, la taille que j'achète en France), sauf au niveau des coudes où je me sens un peu serré. Morphologie différente ou erreur de confection ? Ce n'est du reste pas très grave car pour le prix, je ne peux pas demander l'impossible. Je veux juste qu'elle me protège après-demain lorsque j'arriverai à Paris en perdant une bonne vingtaine de degrés ! Je m'achète ensuite pour quelques roupies quatre pièces de "snacking", type beignet et samosas, dans une échoppe bien fréquentée. Je ne parviendrai pas à les terminer, mon "déjeuner" étant trop proche encore. Dernière nuit...


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