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Introduction

Ce qui suit constitue la suite des Carnets de promenade et est le résultat d'une escapade de trois semaines en Inde en décembre 2018.

Où ça ? Quoi ça ? L'Inde... enfin accesible après deux tentatives avortées en 1996 puis 2010. L'Inde... mirage des lectures lointaines et voraces de Desjardins, Ramdass ou Ananda Moyi au début des années 90 puis de Maharaj et beaucoup d'autres vingt ans plus tard. L'Inde... qui repousse les uns et appelle les autres tel un aimant attirant cette limaille humaine plus ou moins (dés)équilibrée que constituent les routards adeptes de la route et des paysages lointains. La pression et l'urgence ont disparu, mais l'attrait de cette terre éminement religieuse, intensément spirituelle, et puissament destructrice des psychismes les plus fragiles1 est toujours bien là. Un auteur sur Internet évoque "la façon dont Mother India dévore ceux qui vont à elle..." Ah ! si seulement Mother India pouvait effectivement dévorer le voyageur qui se destine vers elle ! Mais ce n'est pas si simple. C'est même tellement évident que c'en est prévisible. Je le sais, cela ne posera donc aucun problème...

Autant prévenir tout de suite à propos de deux ou trois choses communes. D'abord, je ne me rends pas en Asie pour faire la rencontre de l'Indien en tête à tête (ou de l'Indienne de coeur à coeur et de corps à corps...). Si celle-ci a lieu, je ne m'y opposerai bien sûr pas, mais ce n'est pas mon but. Ensuite, ce qui suit ennuira la plupart des lecteurs, y compris ceux qui me connaissent ! En paticulier, les premiers jours où je relate une découverte et une prise de conscience, qui ne porteront leurs fruits que dans la seconde partie du voyage, paraîtront longs aux lecteurs arrivés par hasard sur ce site. Ce récit n'est au final pour personne, et c'est une bonne façon d'être en accord avec le but qui a donné naissance au voyage qu'il raconte. En outre, de nombreux passages paraîtront confus ou dénués de sens car ils sont émaillés de références connues par quelques individus seulement, quand il ne s'agit pas simplement de private jokes... Je ne compte pas ici expliciter les prérequis. Chacun se fera son idée, c'est inévitable. Ceux qui veulent en savoir plus sauront où me trouver, les autres poursuivront leur chemin. Et il n'y a pas grand chose à redire à cela : tout est parfait... Enfin, je signale que je n'ai pas affiché toutes les photos prises. Les lecteurs intéressés par plus de "visuels" sur un lieu donné taperont son nom dans Google Maps et obtiendront plein de photos, parfois de bien meilleure qualité.

En écrivant ce récit, je vois clairement qu'il s'agit de refaire le voyage, d'en retirer tout le plaisir qu'il m'a procuré, même en évoquant les pires moments. Exactement comme pour les premiers carnets, ainsi que je le notais deux ans après mes promenades il y a vingt ans dans la préface...


Un point concernant les aspects financiers. La monnaie indienne est la roupie, qui sera notée dans la suite avec le symbole européen utilisé là-bas : "Rs". Le symbole indien adopté en 2010 est : ₹. Grosso modo, pour avoir une idée des prix en euros avec le taux de change moyen rencontré durant ce voyage, il suffit de multiplier la somme en roupies par 1,5 et diviser par 100 (exemple : 800 Rs ≈ 800 x 1,5/100 = 1200/100 = 12 €...).

Merci par avance au lecteur qui m'écrira pour signaler une erreur, une fôte d'orthographe, une inexactitude, etc.


Sommaire :


1 Comme en témoigne le livre de Régis Airault intitulé Les Fous de l'Inde. Délires d'Occidentaux et sentiment océanique (Payot, 2000).


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