Introduction aux "Carnets de promenade"

À tous ces gens rencontrés
sur le bord du chemin,
et tout spécialement,
à Arlette, ma ‘fille de Cannelle’

Introduction

À l'issue d'un voyage qui m'a mené dans quelques pays d'Europe, au Maroc et en Amérique (sud et nord), j'ai rédigé l'équivalent de plusieurs centaines de pages de "souvenirs de voyage". Je les ai appelées mes "Carnets de promenade". Les deux éditeurs contactés ayant refusé le best-seller que je leur offrais sur un plateau (critique ci-dessous), j'ai décidé de l'offrir à mon public favori ("pour toi, public" ;-)).

J’ai donc soumis mon projet à deux éditeurs qui l’ont refusé. Sans amertume aucune, je vous livre les commentaires qui me sont parvenus du premier (le second n’en ayant pas fait). À ceux qui iront jusqu’au bout de se faire ensuite leur idée propre :

"C’est un style sympathique, avec quelque verbe et parfois des notations senties.
Mais ces récits de voyage me donnent toujours l’impression d’un déjà lu. Hormis Bouvier qui a sur trouver le juste équilibre entre la description sensible et la notation neutre, les ‘apprentis-voyageurs’ laissent souvent de leurs périples des aperçus auxquels il n’y a pas grand reproche à faire, sinon que cela n’émerge pas du lot.
C’est le cas de ces Carnets de promenade
Jugement subjectif – il va de soi – contestable donc..."

Il reste certainement des fautes d’orthographe : merci de me les signaler si vous en apercevez (par la page Signaler un bug). Il reste aussi probablement pas mal de lourdeurs dans le style (pas forcément d’ailleurs où la plupart des lecteurs voudront en voir...) : merci cette fois de ne pas m’en parler, de toute façon "ch’uis pas littéraire, j’aurais écrit bien meilleur si j’ai fait moins de maths quand j’étais jeune..."

Citations !

Pour terminer cette introduction, quelques citations de grands auteurs à méditer, ainsi que des commentaires parus dans la presse à propos de cet ouvrage (enfin, on peut rêver...)

"Un classique est quelque chose que tout le monde désire avoir lu et que personne ne désire lire." (Mark TWAIN, La disparition de la littérature)
N.B. Pour me rassurer sur ma prose...

"J’ai connu toutes les formes de déchéance, y compris le succès." (Émil CIORAN)
N.B. Ouf ! Je ne déchois pas à ce niveau là au moins...

"Un ouvrage est fini quand on ne peut plus l’améliorer, bien qu’on le sache insuffisant et incomplet. On en est tellement excédé, qu’on n’a plus le courage d’y ajouter une seule virgule, fût-elle indispensable. Ce qui décide du degré d’achèvement d’une œuvre, ce n’est nullement une exigence d’art ou de vérité, c’est la fatigue et, plus encore, le dégoût." (Émil CIORAN, De l’inconvénient d’être né)
N.B. Assez d’accord pour l’instant, mais pas assez d’expérience pour en être tout à fait sûr...

"Ô lecteur qui voudrait t’en prendre à l’écrivain pour ces lignes indignes que tu as dû lire une fois, prends pitié de lui et songe que pour te les proposer, lui aura dû les relire dix fois..." (Alexandre PACINI, Pensées d’un promeneur)

Paru dans la presse (enfin, ça aurait très bien pu !) :

"L’épopée la plus passionnante depuis l’exode de Moïse et la venue de Jésus Christ..." (Julie Serge, Le Dernier Observateur)

"Les aventures les plus extraordinaires depuis les conquêtes de son ancêtre Alexandre le Grand..." (Jacques Titube, Le Grand Chéquier)

"Superbe ! ! !" (L’auteur, Pensées d’un promeneur)

La quatrième de couverture :

En guise d’apéritif, ce qui constitue (devait constituer...) la quatrième de couverture :

"Fantastique ! Voici le récit de voyage du premier explorateur en herbe qui n'ait tenté ni de rallier le pôle Sud tout nu et sans raquettes, ni de traverser l’océan à vélo... Six petits mois à déambuler entre l’Europe, le Maroc et l’Amérique, plus deux ans de maturation, ont donné naissance à ce livre dans lequel l’auteur détaille ses promenades au jour le jour, exprime ses joies, ses peines et ses colères, et prodigue mille petits conseils qui, sans avoir la prétention de révolutionner les mœurs de la grande famille des routards, pourront toujours être utiles aux néophytes en mal d’inspiration.

Mais l’objet de ces quelques pages ne s’arrête pas à cela. Elles ont été écrites aussi pour participer à ce grand mouvement collectif dont les racines prennent naissance quelque part dans la nuit des temps, ce vaste élan dont le but est que l’humanité prenne conscience d’une absurdité qui la hante : la haine n’est pas l’inévitable voie de médiation entre les peuples, même entre les plus dissemblables, ceux que l’apparence des choses à éloigner sur la Terre ou dans le cœur de ses habitants.

Témoignage agacé mais jamais malicieux, espiègle mais jamais méchant, cette histoire d’un monde qui bouge et se transforme, pas forcément dans le sens souhaité par tous en général, et par l’auteur en particulier, est loin d’être achevée. Ce n’est qu’une borne sur le long chemin menant à un ailleurs encore si loin et pourtant si proche ; ce n’est qu’un jalon : il ne marque ni un début ni une fin ; ce n’est qu’un panneau indiquant, sans l’expliquer, la direction ; ce n’est qu’une invitation au voyage, à la découverte, à l’apprentissage ; ce n’est qu’un livre écrit à la sueur d’une plume trempé dans l’encrier du monde..."

Remerciements

À Henri Anciaux et Cyril Banderier pour leurs encouragements et leurs critiques lors de la rédaction du manuscrit,
À Mathilde Houdan pour sa patiente relecture de l’ouvrage et ses conseils avisés,
À Claude Duvallet pour son aide matérielle lors du travail préparatoire des cartes et des photos,
À tout lecteur qui aura la patience d’aller jusqu’au bout...

Sommaire :

lire la suite : Préface

 
Haut de la page